• Mahi ElAttar – Participation à la COP21

    Publié le 23 février 2016

    Mahi El AttarMahi ElAttar, étudiante en quatrième année à la filière francophone, partage avec nous dans cet article son expérience d’une semaine à la conférence internationale sur le changement climatique (COP 21) qui a eu lieu à Paris en décembre 2015.

    « Il ne sert à rien à l’homme de gagner la Lune s’il vient à perdre la Terre.» François Mauriac (1885-1970). Et c’est effectivement pour ne pas perdre la terre que la conférence sur le changement climatique (COP21) a eu lieu à Paris en Décembre 2015.

    En effet, deux sujets sont récurrents lorsqu’on étudie l’économie et la science politique : les effets négatifs de la croissance économique sur l’environnement et différents accords internationaux, qu’ils soient efficaces ou pas. Participer à la COP21 à Paris, début décembre 2015, été une opportunité exceptionnelle d’observer ces deux thèmes.

    Tout a commencé début 2015 lorsque l’Institut Français d’Egypte (IFE) a proposé de lancer une simulation étudiante de la COP21, en coopération avec les plus grands modèles de simulation de la FESP, ALMUN (simulation des Nations Unis) et ImEU (simulation de l’Union Européenne). Après une série de séances sur les approches politiques et diplomatiques de la protection de l’environnement, la simulation qui a regroupé une vingtaine d’étudiants de différentes facultés de l’Université du Caire mais aussi d’autres universités, s’est tenue les 5-6 mai 2015 devant un jury composé de représentants de l’IFE et de la FESP. Les participants représentaient une dizaine de pays dans les négociations dans le but de trouver un accord international qui limiterait les effets de la pollution de l’environnement liée à l’activité économique et qui soit accepté par tous. Malheureusement, les délégations représentées par les étudiants avaient des positions tellement rigides que nous n’avons pas pu obtenir une unanimité. Finalement il n’y a pas eu d’accord ! Malgré cela, j’ai eu la chance d’être choisie par le jury, ainsi que 6 autres étudiants, pour participer à la conférence réelle qui a eu lieu à Paris en décembre.

    « L’atmosphère de coopération et le partage d’un objectif commun m’ont prouvée qu’il y a toujours de l’espoir pour l’humanité »

    Six mois après notre négociation, vol à destination de Paris ! Nous croisons des panneaux accueillant les participants à la COP21 avant même de sortir de l’aéroport. Nous passons notre premier jour à Paris à la Conférence des jeunes, COY (Conference of Youth), qui a regroupé une centaine de jeunes engagés dans la lutte contre le changement climatique, représentant des ONG, des institutions internationales, et des entrepreneurs indépendants. L’atmosphère de coopération et le partage d’un objectif commun m’ont prouvée qu’il y a toujours de l’espoir pour l’humanité ; moi qui suis une personne généralement pessimiste !

    COP21Après quelques jours de tourisme vint la COP21 tant attendue par tout le monde! C’était tellement évident que Paris célébrait cet événement que j’avais oublié qu’elle a été la cible des attaques terroristes deux semaines précédant la conférence. Au Bourget, le lieu des négociations pendant deux semaines, contrairement à notre simulation, un optimisme plus réfléchi régnait. Les drapeaux de tous les pays présents situés à l’entrée rappelaient à tous les visiteurs de l’importance de cet évènement. Finalement, il semble que la COP21 a réussi à frayer la voie pour limiter les effets du changement climatique. Les 200 pays présents ont tous reconnu l’urgence du problème et se sont engagés à réagir face à cette crise future, chose qui est assez rare en politique internationale. Pourtant, il leur reste beaucoup de choses à faire pour prouver que cet accord est sérieux et qu’il se concrétisera par des actions. Cette expérience m’a en tout cas prouvé qu’on peut voir le bout du tunnel !